2m² de Forêt, c’est un documentaire théâtral. Un spectacle hybride et farfelu, à la croisée du documentaire, du théâtre et du concert. Sur scène et dans le public, on observe et on écoute la nature, on se met à son rythme. En la regardant, en l’écoutant, peut-être qu’elle nous traversera et qu’on deviendra un petit peu la forêt à notre tour.
Spectacle tous publics, dès 6 ans.
Distribution :
Écriture et mise en scène collective
Jeu : Claire-Lyse Larsonneur
Création lumière, sonore, musicale et musique live : Thibaut Farineau
« Dans un vide-grenier, Suzanne trouve une cassette contenant un court extrait de chanson. Fascinée par cette bribe sonore, elle se lance dans une enquête avec trois amis pour retrouver la trace d’un groupe de musique des années 90 oublié par la postérité. Une enquête musicale, s’immisçant davantage dans les coulisses que sur le devant de la scène, pour comprendre comment faire groupe. »
Distribution :
Texte : Vincent Couesme et Erwan Vinesse Jeu : Lou Bernard-Baille, Vincent Couesme, Marius Uhl, Erwan Vinesse Son : Étienne Martinez Lumière : Amandine Robert Scénographie : Andrea Warzee Costumes : Françoise Leger Pirus Régie son : Haldan de Vulpillières Production : Théâtre de l’Élysée
premier croquis pour la scénographie de Les montagnes sont moins belles en hiver
maquette pour la scénographie de La Liseuse du 6h27
« Entre poésie et humour délicatement absurde, cette pièce célèbre ceux qui, sans faire de bruit, réenchantent le monde.
Guylaine Vignolles, employée dans une usine qui détruit les livres invendus, passe ses journées à nourrir une machine-ogresse. Une avaleuse de pages. Un cimetière à virgules.
Mais chaque matin, dans le RER de 6h27, elle entre en résistance et lit à voix haute les pages sauvées la veille du broyeur. Et dans le wagon, les voyageurs suspendent leur course folle.
Mais Guylaine est seule, n’en déplaise à son poisson rouge. Jusqu’au jour où une petite clé USB remplie de vie et d’espoir va tout bousculer. Une clé qui pourrait bien changer le cours des choses. »
Distribution
Adaptation : Betty Pelissou
Texte : Jean-Paul Didierlaurent
Jeu : Betty Pelissou
Mise en scène : Franck Regnier
Scénographie : Andréa Warzee
Construction : Andréa Warzee et Caroline Dubuisson
« Trois étranges figures, probablement en désertion, appelées par l’invisible et accompagnées par une quatrième, qui les observe et les guide, se retrouvent dans un refuge abandonné afin de donner leurs voix, leurs corps, de transmettre une MythologieNouvelle – ou NouvelleInformation – par le biais d’une cérémonie qui leur a été suggérée de manière incompréhensible. »
DISTRIBUTION
Texte et Mise en scène : Jules Benveniste
Avec Bruno Abraham-Kremer, Eva Blanchard, Livia Vincenti
Chorégraphe : Livia Vincenti
Lumière : Michel Abdallah
Son : Étienne Martinez
Scénographie et Regard Costumes : Andréa Warzee
Production : Steven Cayrasso
Administration : Caroline Otupal
Avec la participation de Mathilde Domarle, Violetta Latte, Rainer Sievert
Comité scientifique : Frédérique Rémy, Bernard Sudan, Jacques Verron
Suzanne, professeure de musique, vit paisiblement près d’une crique. Sa vie change lorsqu’on annonce la construction d’une centrale nucléaire à cet endroit. Un mouvement de contestation s’organise, d’abord pacifique, il se radicalise progressivement. Suzanne, de paisible citoyenne, va se transformer en militante acharnée. En bout de course, elle pressera la détente.
photo de maquettephoto de maquette
Texte et mise en scène : Raphaël Gautier
Jeu : Baptiste Febvre, Gaïa Oliarj-Inés, Katell Jan, Clara Paute et Vincent Couesme
Scénographie : Andréa Warzee
Lumières : Amandine Robert
Costumes : Stéphanie Pitiot
Son : Thibaut Farineau
ProductionDéléguée Ballet Cosmique Soutiens et Résidences Théâtre Jean Marais (Saint-Fons), Théâtre de l’Elysée (Lyon), Le TNP – Villeurbanne, Espace des Arts – Scène Nationale de Chalon-sur-Saône, La Fédération, Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
Coproduction Théâtre Jean Marais (Saint-Fons), Prémisses
Soutiens à l’écriture Chartreuse de Villeneuve lez Avignon – Centre National des Ecritures du Spectacle. Le texte a fait l’objet d’une commande de l’Espace des Arts – Scène nationale de Chalon-sur- Saône dans le cadre du Compagnonnage d’artistes porté par la DRAC Bourgogne-Franche-Comté et l’ENSATT.
Le texte est lauréat de l’Aide à la création de textes dramatiques – ARTCENA.
Photos 1, 2, 3, 5 et 8 : Andréa Warzee
Photos 4, 6, 7, 9, 10, 11, 12, 13 : Christophe Raynaud de Lage
« Adorcisme : « Possessions volontaires, désirées et curatives ». Mot qui ressemble à Adolescence. Une comédienne, un comédien et un vieil écran nous livrent le journal intime d’un adolescent, de la mort de son grand-père, de sa peur du boucher, du secret de son premier amour et du chagrin qui s’ensuit, des images, des sons qui passent à travers l’écran quand rien ne semble se passer autour. Il faudra bien que quelque chose arrive. C’est l’histoire des fantasmes, des terreurs et des disparitions par lesquelles il se laisse envahir. Rien n’est tragique, tout est irréel. »
TEXTE & MISE EN SCÈNE : Baptiste Febvre JEU : Chloé Bouiller, Baptiste Febvre SCÉNOGRAPHIE : Andrea Warzee CONCEPTION LUMIÈRE & VIDÉO : Amandine Robert CONCEPTION SONORE : Grégoire Durif COLLABORATION ARTISTIQUE : Chloé Bouiller et Marie Depoorter ACCOMPAGNEMENT DRAMATIQUE : Laura Tirandaz REGARD EXTÉRIEURS : Marie Depoorter, Théophile Gasselin, Raphaël Gautier, Fanny Kervarec et Pauline Popard SOUTIENS : Théâtre de l’Élysée, Théâtre des Clochards Célestes, Maison Jacques Copeau, Pernand-Vergelesses, Moulin des Roches, lieu de création et de diffusion à Toulon-sur-Arroux. COPRODUCTION : Dispositif Les Envolées porté par : L’Autre rive (Eybens), le Pot au Noir (Saint-Paul-les-Monestier), le TMG (Grenoble),Saint-Martin-d’Hères en scène (Saint-Martin-d’Hères), Textes en l’air (Saint-Antoine-l’Abbaye), le Théâtre de l’Élysée (Lyon), le Théâtre de l’Iris (Villeurbanne), le Théâtre des Clochards Célestes (Lyon) et le collectif Troisième bureau (Grenoble)
« J’y vais mais j’ai peur » est un seule en scène qui se situe à la frontière du concert intimiste et du one woman show. Une scène vide avec au centre un vieux synthé prêté par Bernadette. Moi, en tenue de concert. Les spectateurs croient donc venir assister à un concert et moi aussi je crois que je viens chanter pour eux. Sauf que j’ai trop peur. Mes doigts tremblent, j’arrive plus à jouer au piano, je recommence mais j’arrête pas de faire des erreurs. Du coup, j’arrête de jouer, je les regarde et je leur parle. Je cherche avec eux des stratégies pour dépasser ma peur. »
de et avec : Béatrice Venet mise en scène : Gautier Boxebeld costumes et scénographie : Andréa Warzee lumières : Elsa Sanchez écriture musicale : Bastien Cozon regard complice : Arthur Fourcade
Personne ne se méfie de Gloria. Elle enfile ses talons, jette la poubelle, part au travail à pied, branche ses écouteurs, roule sa cigarette. Elle regarde l’heure sur son téléphone, tousse, vérifie sa tenue et avance. De toute façon elle est pressée. Donc elle s’en fout. Pourtant un jour, sans raison apparente, Gloria fracasse ce quotidien rythmé à la minute. Les choses se passent dans le même ordre que tous les jours, dans le même sens que tous les jours et dans le même silence que tous les jours. Le réveil sonne à 5 h 30. Elle s’en roule une. Elle se la grille. Soupir de soulagement.
texte : Marcos Caramés-Blanco mise en scène : Sarah Delaby-Rochette bruitages et création sonore : Thibaut Farineau scénographie : Andréa Warzee costumes : Mélody Cheyrou lumière : Alice Nédélec avec Lucas Faulong, Katell Jan, Benoît Moreira da Silva, Marie Razafindrakoto (versions maquettes) / Gaïa Oliarj-Inès
» pleurePASpapa dévoile la rencontre fortuite entre un étranger et une habitante. Face à la mer, dans l’obscurité d’un lieu abandonné, à la limite entre la civilisation et la barbarie, elle tente vainement de renaître par le biais de son saxophone. L’étranger arrive et devient le témoin de son effort. Porté par le son, il va, lui aussi, tenter de raconter son voyage, convoquer sa mémoire entre sa langue maternelle, l’italien, et sa nouvelle langue, le français. Elle écoute et répond en traduisant par le son. Leur rencontre a lieu là où il ne sert à rien de chasser les spectres. «
Texte et mise en scène : Jules Benveniste Avec : Jules Benveniste et Lucille Gallard Lumière : Mathilde Domarle Son : Lucille Gallard Scénographie : Andréa Warzee Assistanat mise en scène : Salomé Beaumont Regard costume et collaboration artistique : Violetta Latte Doublure : Sylvain Deguillame Regards dramaturgiques sur le texte : Clara Christophe et Justine Dibling Administration et production : Caroline Otupal Création dans le cadre du dispositif Les Envolées Construction décor : Ateliers du TMG
« Qu’est-ce qu’oublier ? Qu’est-ce que l’oubli fait, empêche ou permet à un corps, un individu, une société ? La pièce raconte trois histoires qui se déploient autour de personnages “oublieux”. Dans la première histoire, une victime d’expériences psychiatriques est interrogée. À la journaliste qui la questionne, elle dit comment sa mémoire a été oblitérée il y a plusieurs décennies. Dans la deuxième histoire, un fantôme apparaît dans le septième arrondissement de Lyon et une équipe de théâtre part à sa recherche à travers archives, photographies et rencontres. Dans la troisième histoire, une jeune femme se rend chez un sorcier pour lui demander une mémoire infinie. Quel usage fera-t-elle de son pouvoir ? »
Texte et mise en scène : Raphaël Gautier Jeu : Katell Jan, Gaïa Oliarj-Inès, Clara Paute Scénographie : Andréa Warzee Lumières : Amandine Robert Production : Pauline Favaloro Avec le soutien de la Fondation Entrée en Scène (partenariat ENSATT Lyon et La Colline – Théâtre National, Paris)
Le point de départ de cette scénographie fut la balançoire. Un objet du jeu de l’enfance, mais aussi une assise entourée de vide qui permet une dématérialisation de l’espace réel pour osciller entre le monde virtuel et le monde matériel. L’ensemble est flottant, pouvant même être fantomatique puisque Auschwitz est le lieu vers lequel tend la pièce. Ce lieu n’est pas représenté directement, mais sont entrée est évoquée avec les rails qui l’y conduisent. L’espace traduit le ressenti des personnages, contrairement aux corps toujours en représentation à la période de la vie qu’est l’adolescence. Un espace mental où l’on voit évoluer les silhouettes maladroites d’adolescents en sweatshirt roses.
Texte : Sylvain Levey Direction artistique : Franck Regnier Scénographie : Andréa Warzee (assistée de Rachel Testard) Lumières et régie générale : Charlie Henry Musique : Johan Putet Chorégraphie et costumes : Emilie Odin Aide chant : Tiffany Léonard Jeu : Sabrine Ben Njima, Anthony Candelier, Mathilde Cerf, Guillemette Cremese, Elise Dano, Léonce Pruvost, Cédric Saulnier et Franck Régnier
« L’Affaire Furtif raconte l’histoire d’un bateau, le Furtif, qui quitte un jour le port de Lisbonne tous feux éteints sans répondre aux injonctions qui lui intiment de s’arrêter. Il échappe également aux poursuites qui s’engagent dans son sillon et il se dirige vers le sud, vers les mers australes. On ne sait rien de plus. Pourquoi cette fuite ? Pourquoi lui demande t-on de ne pas partir ? Et pourquoi cela affole soudainement le monde, qui en même temps se passionne pour cette fuite ? Pourquoi cette curiosité dans le monde entier pour ce bateau qui ressemble dans un premier temps à un bateau fantôme ? «
Cie Ostinato L’Affaire Furtif, d’après le roman de Sylvain Prudhomme Mise en scène : Olivier Maurin Jeu : Clémentine Allain, Arthur Vandepoel, Lucile Courtalin Scénographie : Andréa Warzee Lumière et vidéo : Amandine Robert Son : Thibaut Farineau Costumes : Emily Cauwet-Lafont Photos et collaboration artistique : Jeanne Garraud Production : Juli Allard-Schaefer
» Qui était Vivian Maier, cette intime étrangère, collectionneuse compulsive, farouchement libre, fauchée, et autodidacte ? Dans « Tout entière », l’auteur – Guillaume Poix – fait se rencontrer deux femmes : Vivian Maier, la photographe et Réjane Bajard, la comédienne qui l’incarne. Car pour se saisir d’un mystère, il faut aller un peu plus loin que les chemins convenus ou que ce qu’on peut apprendre dans les livres et les documentaires. Il faut aller plus près, plus près de soi, imaginer l’intimité, inventer une rencontre, jouer à être l’autre, et se dévoiler tout autant qu’on dévoile celle qu’on veut montrer. Une histoire qui vient semer le trouble entre réel et fiction, entre intimité et surexposition. «
Une scénographie aux multiples facettes : simple plateau de répétition, lieu d’enquête, réduit du troisième étage ou garde-meuble, rue de New York et théâtre de l’intimité.
Texte : Guillaume Poix Porté et interprêté par Réjane Bajard Mise en scène : Olivier Maurin Scénographie : Andréa Warzee Lumière : Franck Besson Son : Mathilde Billaud Costumes : Emily Cauwet-Lafont Avec la Plateforme Locus Solus
La Veillée, c’est la première création de la Compagnie petit Grabuge. C’est des contes et légendes sur le ciel étoilé, nous venant du monde entier, d’hier et d’aujourd’hui.
En danse et en musique, accompagné de son instrument hybride, un voyageur raconte les mythes qui expliquent comment les constellations se sont formées. Ou bien est-ce que c’est la science qui l’explique ? Ou bien tout ça à la fois ? Avec sa multitude d’objets sortant de boîtes et de valises, il installe les atmosphères de chaque conte et dessine le ciel à ses pieds.
La Veillée, c’est une écriture collective à trois, avec Thibaut Farineau et Léonce Pruvost. Jeu : Léonce Pruvost
« Elie le sait bien, elle est neurobiologiste. Mais comment accepter la mort d’un ami quand sa mémoire la hante avec des souvenirs de lui de plus en plus forts ? Dans la loi il est écrit qu’une personne majeure a le droit de disparaître sans laisser de trace. André le sait bien, il est avocat. Mais comment accepter cette idée lorsque du jour au lendemain sa femme disparait volontairement ? »
Texte et mise en scène : Bertille Garraud Jeu : Laetitia Villemaux, Aurélien Cavagna, Franck Regnier, Bertille Garraud Costumes : Stéphanie Pitiot Scénographie : Andréa Warzee
Résidences de création et construction à Komplex Kapharnaüm Création au Théatre Le Karbone, Lyon
« Ce n’est pas vraiment minuit, juste après. On n’est pas vraiment adulte, juste avant. Sous les coussins du sofa il y a nos cauchemars et des rêves imprécis. Au fond des bouteilles il y a notre envie de l’autre et l’impossibilité de le dire. Il nous faudrait des barbes et des jupes. Il nous faudrait laisser nos vieilles peaux et danser. Et puis parler. Mais il n’est pas vraiment minuit, juste après. Alors on ne se parle pas vraiment, on gueule, on chute, on rit trop fort et on fume trop. Et si le sol colle c’est que quelque chose déborde. A l’horizon : notre furieuse tendresse. » – Sarah Delaby-Rochette
Mise en scène : Sarah Delaby-Rochette Scénographie et costumes : Andréa Warzee Jeu : Clara Paute, Yamile Saer López, Muriel García Barreto, Josué Rodríguez Linares, Luis Acuña Chuquivilca y Rodrigo Fajardo Huamani Traduction vers l’espagnol (Argentin) : Lil Sclavo Traduction vers l’espagnol (Péruvien) : Amaranta Kun Production : Aliance Française de Lima (Pérou), Escuela Nacional Superior de Arte Dramático Guillermo Ugarte Chamorro (ENSAD, Perú), ENSATT Lyon
« Nuestros cuerpos sin memoria » est basé sur « Les Fondamentaux » de Baptiste Amann.
Prévues pour 2021, j’ai conçues sept scénographies nomades pour le festival de lectures « Histoires en série » organisé chaque année par le Théâtre le Bâteau Feu, Scène Nationale de Dunkerque. Mis en espace par Olivier Maurin, la série de textes de Sylvain Prudhommes nous emmène en voyage le long de la frontière américano-méxicaine en auto-stop. Deux autres textes pour le jeune public seront aussi lu, Un Ours Of Course de Alice Zeniter et Home Sweet Home de Alice Zeniter et Antoine Philias.
En janvier 2021, le contexte sanitaire nous a empêché d’aller à la rencontre du public dans les nombreux lieux qui devaient nous accueillir. Le Théâtre du Bateau Feu a donc imaginé une forme « Drive-in » des lectures, accompagnées d’interludes musicales, où les comédien.ne.s étaient filmé.e.s depuis l’intérieur du théâtre et retransmis sur un écran géant sur la façade. Les spectateur.ice.s, depuis leur voiture, pouvaient aussi entendre la voix et la musique grâce à la diffusion du son sur leur autoradio.
Images tirées du reportage vidéo de France info : Le Théâtre en mode « drive-in » Crédit photos : Angélique Lyleire / Jean-Philippe Dagbert
En 2022, le festival a pu retrouver sa forme traditionnelle et aller à la rencontre du public dans les nombreux lieux de la ville de Dunkerque et alentours.
Comédiens lecteurs Olivier Brabant, Christophe Carassou, Murielle Colvez, Aude Denis, Alexandra Gentil, Florence Masure, Marion Zaboitzeff
« Cette courte pièce de vingt minutes explore en mouvement lors d’une insomnie la possession d’un corp par le costume. Réveillée dans la nuit par des grincements inhabituels, cette jeune fille sort de son sommeil afin de trouver l’origine de ce bruit mystérieux. L’armoire semble habitée d’une force inconnue qui intrigue le personnage. Une fois la clé trouvée et le meuble ouvert, le silence se fait. S’en suit alors la découverte d’habits qui peuplent l’armoire. Dès la première chemise enfilée, la jeune fille se retrouve comme possédée, et l’atmosphère nous plonge dans une étrangeté sans nom. Frénétiquement, elle enfile tout ce qu’elle trouve, elle se construit une figure d’ailleurs. La pièce se ponctue par une image picturale presque religieuse, qui reste imbibée dans la rétine du spectateur. »
Mise en scène : Stéphanie Pitiot Avec : Clémentine Iaia Costume : Stéphanie Pitiot Lumière : Alice Nédelec Scénographie : Andréa Warzee Son : Fabian Gonzalez Photos de Emmanuel Launier
Un père de famille prémédite l’assassinat de toute sa famille. Aucun mobile. Aucune explication. Sur le mode de la répétition-variation, Da Capo raconte quatre fois la dernière journée de la famille. En reconvoquant les morts, la pièce tente de dire le rêve et le cauchemar du dernier jour.
Da Capo est porté par une équipe formée à l’ENSATT et mis en scène par Olivier Maurin.
texte : Raphaël Gautier
jeu : Léonce Pruvost, Marie Depoorter, Jacques-Joël Delgado, Clara Paute, Léandre Benoît et Eléonore Alpi
costumes : Stéphanie Pitiot, assistée d’Ophélie Avril
lumière : Amandine Robert
son : Thibaut Farineau
technicien lumière : Lucien Laborderie
habillage : Léonie Avignon et Apolline Morel
construction : Salomé Bathany, Inès Mota et Kinga Sagi
réalisation, régie de production, et coupe des costumes : Laura Navarro, Mélanie Sabatier, Mina Quillerier, Emma Ply-Raynal, Elodie Fleury, Jasmine Comte, Adèle Aigrault, Vérane Mounier, Llana Cavallini, Youna Vignault, Cloé Robin, Louise Perra, Amandine Nuninger, Chiara Liberti, Julie Carol.
Images de l’article tirées de la captation du spectacle par Paul Maillot et Manu Launier
» Voici que les hommes s’échangent maintenant les mots comme des idoles invisibles, ne s’en forgeant plus qu’une monnaie: nous finirons un jour muets à force de communiquer; nous deviendrons enfin égaux aux animaux, car les animaux n’ont jamais parlé mais toujours communiqué très-très bien. Il n’y a que le mystère de parler qui nous séparait d’eux. A la fin, nous deviendrons des animaux: dressés par les images, hébétés par l’échange de tout, redevenus des mangeurs du monde et une matière pour la mort. La fin de l’histoire est sans parole. »
Scénographie pour de solo de Léonce Pruvost, projet des acteurs en troisième année à l’ENSATT.
Jeu et mise en scène : Léonce Pruvost Conception et régie lumière : Louise Rustan Conception et réalisation costume : Claire Dian Regards extérieurs : Olivier Maurin, Nicolas De Gélis
« Quand on te demande comment ça va, même si on à souvent envie de répondre « à chier » on peux pas. Pas vraiment parce que les gens n’écoutent pas là réponse. C’est juste que “ca va ?” c’est une formule de politesse à laquel il faut répondre oui. Pour les plus courageux “oui et toi ?” et là si tout se passe bien, assez étrangement votre interlocuteur devrait répondre “ça va” en revenant au début de la conversation et la tout peut recommencer, sans fin. »
Scénographie pour de solo de Benoît Moreira Da Silva, projet des acteurs en troisième année à l’ENSATT.
Jeu et mise en scène : Benoît Moreira Da Silva Conception et régie lumière : Alice Nédelec Regards extérieurs : Olivier Maurin, Sarah Dellaby-Rochette, Grégoire Vauquois
Dans le bois de boulot, tout allait très bien pour la communauté des cochons jusqu’au jour où le président, Chien, décida de raser la forêt pour construire un Canipapark. Il envoit alors REX, le Régiment d’Expulsion au bois. Les cochons se réfugient tous chez Camille et commencent à vivre en communauté. Et grâce à leur entraide, Camille, Camille, Camille, Camille et Hervé, car oui, tous les cochons s’appellent Camille à part Hervé, organisent la résistance. Cela était sans compter sur leur voisin Jean-Loup qui les dupe avec le Pschit Maison, pour construire des maisons individuelles Maison au Top Top. Et ce dernier semble avoir des intérêts communs avec le président Chien… Qui est-il vraiment ?
Pendant une semaine de workshop avec Métilde Weyergans et Samuel Hercule de la compagnie La Cordonnerie, nous avons travaillé autour du thème de la Zad de Notre dame des Landes par le prisme du conte des trois petits cochons. Nous avons expérimenté différents moyens de faire du bruitage sur scène en live, des doublages de la voix, de la musique et comment s’amuser avec le médium vidéo au théâtre.
Spectacle en écriture, tournages, composition, scénographie collective, avec toute l’équipe au plateau en jeu et en bruitage en direct : Mélody Cheyrou, Sarah Delaby-Rochette, Thibaut Farineau, Baptiste Godard, Katell Jan, Loana Meunier, Benoît Moreira Da Silva, Andréa Warzee, Thibaut Wojtkowski
A partir de Film Socialisme de Jean-Luc Godard, Matthieu Bouchain a proposé aux élèves concepteurs sonores et scénographes de l’ENSATT de travailler sur une mise en son et en espace de ce film à la CinéFabrique, école de cinéma à Lyon.
En binôme avec Félix Mirabel, nous avons traité la dernière partie du film nommée NOS HUMANITÉS. Clôturant la présentation commune à toute la promotion, nous sommes allés à l’encontre de l’esthétique léchée du ferry Costa Concordia des premières parties en nous protégeant de ce monde capitaliste : nous avons donc construit en direct une barricade, celle d’une zad ou d’un abris d’urgence. A la fois dans un labo photo, une réunion, un plan d’attaque face aux géants capitalistes.
Dans le film, les touristes font le tour de la Méditerranée, nous faisons dans cette dernière partie le même chemin par l’histoire. Notre histoire. C’est pour cela que nous sommes allés enregistrer le texte de J.-L. Godard lu par des passants dans la rue, en plusieurs langues, et que nous avons remis ces voix en espace diffusées par des téléphones portables, seul moyen de communiquer avec l’extérieur lorsque nous sommes enfermés.
Ce temps était donc celui de la panique, mais aussi celui enfin de l’immobilité, de l’écoute du texte, des idées, une prise de recul sur l’histoire et le présent, un temps tous ensemble pour écouter une parole poétique sortie d’un dictaphone.
Une parole unique, 26 328 mots pour se délivrer coûte que coûte d’une existence terrestre faite de contraintes : voici l’Eurydice d’Elfriede Jelinek, s’abandonnant délibérément à sa mort et se retournant contre son mythe. Les Enfers sont les siens ; elle y organise sa propre disparition et Orphée, tiède chanteur à groupies dont le nom n’est jamais prononcé, n’y a pas sa place. Ici elle n’est plus l’objet du deuil du chanteur ou de son désir. Ici elle n’est plus rien, « ombre parmi les ombres » elle se dilue, se confond dans le rien et se dissimule pour échapper à sa propre existence et à un chanteur bien décidé à ne pas renoncer à celle qu’il croyait posséder. La dernière demeure d’Eurydice devient le terrain d’un jeu, celui de la confrontation de la matière et de l’ombre, et cette dernière ne se trouve que par élimination de tout ce qu’elle n’est pas : un corps, un objet, une substance, la conscience… Semblable à un vêtement enveloppant, dans lequel s’enrouler ou se donner une forme nouvelle, l’ombre chez Jelinek s’enfile jusqu’à brouiller définitivement les lignes distinguant l’habit de qui le porte. Le rapport à la mode, décliné à chaque étape du voyage d’Eurydice nous a poussé à explorer les potentialités d’un décor tout en tissus, rêvant la descente aux Enfers comme une plongée dans la penderie de celle qui, prête à mourir pour ses habits, se mêlera bientôt au tapis entrelacé des ombres. Interprétée par trois comédiennes qui incarnent simultanément son moi confus et indéterminé, Eurydice s’achemine vers sa transformation en ombre immatérielle, à mesure qu’elle renonce à son corps. Le spectacle tente alors de développer la représentation de ces corps désincarnés, immatériels et entremêlés que représentent les ombres en opposition avec ceux des Suppliciés, travailleurs des Enfers encore prisonniers de la chair. Accompagner Eurydice dans son voyage psychique où la descente aux Enfers se superpose à l’engouffrement dans l’inconscient du personnage, telle est l’expérience sensorielle que nous avons tenté de mettre en œuvre dans ce travail.
Jeu : Julie Borgel, Eloise de Nayer, Léa Romoli, Antoine Dumaine-Martet, Lucie Morel, Lily Ma Mise en scène : Adriane Breznay, Yann Guewen-Basset, Lucie Morel Scénographie : Andréa Warzee Costumes : Salomé Romano Création lumière et sonore : Timothée Maison
« J’éteins ? », c’est une nuit d’insomnie. Mais c’est avant tout une envie d’expérimenter un état hypnotique du spectateur grâce à de la magie nouvelle. Des décalages légers avec la réalité, des hallucinations nocturnes, des multiplications d’une personnalité, des reflets de personnes absentes…
Mise en scène : Amandine Robert Conception lumière : Alice Nédélec et Amandine Robert Conception sonore : Thibaut Farineau Scénographie : Andréa Warzee Conception costumes : Charly Bellanger, Marie Diatchenko Jeu : Heidi Johansson et Clara Paute Manipulations et apparitions : Charly Bellanger, Alice Domergue, Ella Revolle Photographies : Alice Nédélec et Amandine Robert
Forme créée à l’occasion des Essais de la promotion 79 de l’ENSATT
« Bonjour, bienvenue, détendez-vous, respirez, nous allons nous occuper de tout ce qui vous préoccupe. Davantage que faciliter vos journées, nous allons vous permettre gain de place, d’énergie et de temps. Grâce à notre développement technologique, nous ne sommes plus seulement des outils, mais vos partenaires de vie. »
Que se passe-t-il lorsque les humains sont dépendants des machines ? Que certains sont inadaptés à leur utilisation, que d’autres les chérissent ? Lorsque la publicité est écrasante et que les machines communiquent entre elles, nous pouvons observer en groupes discrets cet échantillon test d’Humains et leurs comportements face à des dérèglements.
Une forme portée à trois têtes avec Louis de Pasquale et Maud Chanel lors des Essais de la promotion 79 de l’ENSATT.
Scénographie à 6 pour le Cabaret de la promotion 79 de l’ENSATT, conception de la scène et de l’espace public et bar. Mise en scène Daniel Larrieu Peinture de la toile ciel à deux avec Maud Chanel Peinture de la toile gorille
Le duo Merteuil et Valmont des Liaisons Dangereuses de Laclos, rejoue sa vie passée dans un espace hors du temps, dans un lit où resurgissent leurs haines et ébats sexuels passés. Barricadés dans un théâtre, loin de la plèbe, ils anticipent les révolutions à venir et celles qui sont passées.
L’Éveil du Printemps, pièce écrite en 1890 par Frank Wedekind, nous présente un groupe de jeunes adolescents dans la société allemande de la fin du XIXe siècle. Ils se confrontent aux angoisses propres à leur âge : la peur de l’échec, la crainte face à l’avenir, les interrogations métaphysiques, l’éveil de la sexualité, la rencontre avec l’autre et avec le désir.
La création de cette scénographie s’est faite main dans la main avec Laura Severi. Pendant notre travail, des images poétiques se sont imposées à nous. L’espace intemporel permet d’échapper à l’époque inscrite dans le texte. Deux mondes se confrontent : enfants et adultes tentent de s’approprier l’espace de jeu. Nous avons voulu travailler à une économie d’éléments dont chacun convoque un imaginaire fort. Pulsions sexuelles, événements lugubres, hiérarchie oppressante sont invoquées à travers des images oniriques. Cet univers amène la présence concrète des comédiens. Le spectateur, lui, est laissé libre d’attraper les indices qui l’interpellent.
Le Collectif D’Terre Mise en scène: Manon Andreo
Jeu : Manon Andreo, Angélique Chagny, Raphael Landry, Megan Le Guen, Samuel Ossant, Clémentine Pons, Emma Prat, Mona Scheuer-Rothan